«Ce n'est pas une raison pour nous traiter de colons sauvages»

Si Israéliens et Palestiniens discutent de paix, dans la colonie de Tekoa, on attend la guerre. Reportage.
Stéphane Bussard, envoyé spécial à Tekoa

«Si tu veux labourer droit, accroche ta charrue et nettoie-la.» Dov Lévy-Neumand, juif ashkénaze français né dans le Beaujolais, motive sa venue en Israël par la quête de simplicité véhiculée par le sionisme. Venu s'installer en 1985 dans la colonie de peuplement (yeshouv) Tekoa, dans le désert de Judée, à une trentaine de kilomètres de la mer Morte, il y a connu sa troisième femme, Edith, arrivée dans l'implantation en 1977, après que les militaires l'eurent abandonnée aux civils. Pour Dov, «il y a une trinité qu'on ne peut dissocier, affirme-t-il, le peuple d'Israël, la Torah et la terre». Néanmoins, dans le cadre des négociations israélo-palestiniennes, certaines colonies pourraient être menacées de passer sous le giron palestinien. Dont celle de Tekoa.

«Face à une dictature»
Selon le journaliste de la radio israélienne Yossi Nesher, responsable des questions moyen-orientales, «quel que soit l'accord conclu avec les Palestiniens, il doit intégrer la question des colonies». Il y voit malgré tout trois options. Soit la fin des colonies, soit leur mise sous contrôle palestinien, mais il reconnaît que «cette épineuse question pourrait aussi très bien être mise en veilleuse pour l'instant».
A deux kilomètres de là, au pied de la colline, dans un village de plusieurs milliers d'âmes, dénommé Tuqu' (version arabe de Tekoa), Mohammed Emfara déclare ne pas avoir de problèmes avec les colons. Ferronnier, il travaille surtout avec les Arabes, mais souhaiterait pouvoir exercer son métier partout en Israël.
Quant à Dov Lévy-Neumand, il nourrit des craintes. «Il y a un malaise. Nous sommes face à une dictature palestinienne, mais notre démocratie n'est pas capable de prendre les mesures qui s'imposent. Aujourd'hui, on pense gagner la paix, comme Daladier et Chamberlain en 1938, mais on va vers la guerre. Les dictatures arabes ne peuvent pas se permettre la paix, car elles exploseraient.» Edith Lévy-Neumand a choisi Tekoa parce qu'elle ne voulait pas vivre dans une HLM à Jérusalem. «Ce n'est pas une raison pour nous traiter de colons sauvages», s'offusque-t-elle.
Alors que les colonies sont, généralement, ou religieuses ou laïques, Tekoa possède sa spécificité: elle est mixte. C'est ce qui a attiré Yael, une Canadienne de Terre-Neuve âgée de 48 ans. Pour elle, vivre en Israël, «c'est la manière la plus simple d'être juif». Elle, qui a voté pour Netanyahou par le passé, n'arrive pas à comprendre qu'Ehud Barak soit prêt à offrir sa maison aux Palestiniens. Yael juge une guerre future presque inévitable. Quoi qu'il en soit, elle résistera et soutiendra d'autres colonies si ces dernières risquaient de disparaître.
En dépit des menaces qui pèsent sur elle, Tekoa continue de s'agrandir. Alors qu'elle comptait sept familles en 1977, elle en recense trois cent cinquante aujourd'hui. Elle comprend quatre synagogues, une épicerie, deux dispensaires. La vie sociale y est particulièrement développée. Et partant la solidarité. Bien que très présente à Tekoa, la sécurité est devenue un quasi-automatisme. Même si les incidents sont rares aujourd'hui, chacun, dans l'implantation, se rappelle la mort de l'un des leurs voici sept ans, en contrebas de la colline.

Structure sécuritaire
Le souci sécuritaire se retrouve d'ailleurs dans la structure de la colonie. Les maisons forment un noyau compact et seuls des chemins pédestres les relient. Cette disposition permet aux enfants de se promener dans le village en toute sécurité. Une seule route périphérique fait le tour de l'implantation. Pour sortir du yeshouv, la plupart des véhicules sont munis de fenêtres spéciales et d'un appareil de liaison avec l'armée. A l'école, les enfants suivent des cours pour apprendre à se protéger en cas d'attaque.
Au plan professionnel, Edith enseigne l'informatique. Dov, quant à lui, est l'un des maréchaux-ferrants de chevaux arabes les plus réputés de la région. Même s'il évite d'offrir ses services dans le village palestinien voisin, il n'hésite pas à aller ferrer des chevaux chez les Bédouins du Néguev ou au nord d'Israël. Il cultive aussi la vigne.

”Le syndrome Pétain” chez Sharon  (Dov)


Les Israéliens “fabriquent” la Paix, ils obtiennent la guerre. Des 3000 morts du terrorisme depuis 1948, les 2/3 le sont depuis que l’on a signé la Paix à Oslo.
Les Israéliens fabriquent une construction intellectuelle qui ne tient nullement compte de la réalité arabe.
Leurs raisonnements s’écroulent parce qu’ils négligent la pensée arabe, la logique occidentale ne fonctionne plus chez nos ennemis.
Dejà en 1973, 3 jours avant la guerre de Kippour, Golda Meir et Moshé Dayan répondaient au président Nixon: ” Les Arabes n’attaqueront pas parce qu’ils n’ont pas l’espoir de gagner la guerre… â€ ( environ 2000 morts de notre côté).
 Les Arabes ne font pas la guerre pour la gagner. L’Honneur,l’Orgueil de Combattre, l’Argent, l’Aventure, Dieu, le Coran sont leur motivation. Pour cela ils sont prêts à sacrifier tous leurs enfants.

Nos ennemis affirment et oeuvrent pour : “Obtenir le maximum par la négociation, ensuite faire guerre et après l’extermination …. â€œ (des juifs).
dixit    Abou Mazen, Oslo Bet en 1993
            et         Hitler Adolf (Mein Kampf) 1923.

On remet le prix Nobel de la Paix au plus grand terroriste de l’Histoire après Hitler.
On imagine transformer le loup en mouton, on donne en “espérant” recevoir quelque chose en échange, alors que l’on sait à l’avance que les Arabes voudront toujours plus et davantage.
Et ceci jusqu'à notre élimination totale. (Les Français pour l’Algérie connurent  cette pratique).
On cherche de fausses solutions pour dissimuler l’inaction.
Ou bien on prétend qu’il n’y a pas de solution pour dissimuler le vide ou l’absence de ligne politique.
On imagine des négociations mortes-nées puisqu’elles partent de l’apriori de céder.
On se gargarisme de mots, on prétend : “Notre sens de la démocratie est une force…” (Rabin)
Je me demande ce que peut faire l’humanisme contre les balles, les bombes ? Notre valeur morale nous protégerait-elle contre les attentats ?
Nos soldats se faisaient arracher leurs armes par les Arabes n’ayant pas le droit de s’en servir.(lors de la première Intifada).
A Hevron pendant que Menahem Zerbib se faisait blesser à coup de haches,échapant de justesse à la mort, nos militaires, à 10m de lui, tournaient la tête afin que l’on ne leur fisse pas de procès.

Nos édiles sont- ils si bêtes ? si aveugles ? si malhonnêtes ?
Sûrement pas.
«  Quand les héros sont partis, les minables gouvernent Â» (Napoléon).

Je ne parle pas des Pères ou des Bégin, politiciens obsédés du pouvoir. Il est question de ceux qui professent le soucis d’Israël et la réalisation du rêve sioniste. 
Les héros eux aussi se sclérosent et se minabilisent.
Par un phénomène de psycho-gérontologie :
 Ils font de la subjectivité de leurs ennemis, leur propre objectivité.
Ce phénomène peut intervenir également chez les plus jeunes.
Ce que l’ennemi désire devient la valeur absolue, la Vérité.

Toute action se transforme ainsi en bluff.
En exemple Oslo :
On invite nos ennemis de Tunis (Tanzim) à venir habiter dans nos frontières.
Pour qu’ils puissent mieux nous exterminer, nous leur avons fourni des sanctuaires (miklat), des armes, des munitions. Pour qu’ils puissent en fabriquer d’autres nous leur avons fourni du pétrole, de l’électricité, des dollars, des droits de libre circulation etc…
 Â«  Et vous attendiez quoi ? Â» me dira un ami arabe Â« la Paix ? Â»

Autre exemple: Le Mont du Temple. Au lieu d’appliquer la loi et rétablir l’ordre, on punit la victime. On lui interdit l’accès au Mont du Temple et le chantage s’amplifie.

Oslo amena la terreur, Akaba conduira à la guerre. Devons-nous sacrifier nos enfants pour satisfaire la schizophrénie de vieillards ? Akaba ( la Feuille de Route) et la Houdna renforce le terrorisme de plus bel et avec lui son corollaire : la dictature sanguinaire.

A l’instar de l’Europe des années 30-40 sommes nous un peuple de vieillards ? On prétend qu’en démocratie les peuples n‘ont que le gouvernement qu’ils méritent.
Pour ne pas déplaire à leur électorat, les gouvernements d’alors refusèrent d’occuper la Rhénanie en 37. Refusant cette opération chirurgicale. Face à l’histoire, ils portent la responsabilité de 45 millions de morts + 6 millions de juifs.

Nos édiles séniles violent leurs propres serments : Â«  on ne récompensera pas le terrorisme Â» avaient-ils déclaré.
Le Pétain de 40 n’était plus celui de Verdun, pas plus que le Sharon de la “Feuille de Route” celui de Gaza.
Si nous avons des droits sur cette terre, nous devons aussi nous octroyer celui de la défendre, décider qui sera le vainqueur. Les opérations de police ne suffisent plus si il y a la guerre.
Sharon à l’instar de Pétain se fait le valet de Bush. Ce dernier dicte nos décisions, on cède a Arafat ou à son alter-ego Abou Mazen. On élimine le petit poseur de bombes mais on néegocie ave celui qui le dirige, et on le conforte.
Pour obéir à la pression américaine, on se met au service de l’ennemi.
On appelle processus de paix ce qui est donner aux Arabes un droit sur cette terre. Les Arabes eux disent «  les accords x , y ou z Â» ils ne parlent jamais de faire la paix. Ils ne le peuvent.

La paix pour eux signifie : “Repose en paix”.

Ces derniers possèdent 52 pays musulmans, 21 pays arabes, le quart de la planète habitée, comprenant des ressources naturelles astronomiques.
Nous leur concédons un droit sur quelques km2 complètement dépourvus( la superficie de 3 départements francais).

Qui peut faire la Paix en dehors d’Israël ?
Qui a intérêt à la Paix en dehors d’Israël ?
Certainement ni les Arabes, ni l’Europe, ni Les USA.

Le bluff actuel n’est qu’un exercice électoral du Président Américain. Bush se fera t-il réélire au prix de la vie de nos enfants?

Les Usa vont-ils fermer leurs usines de guerre alimentées par les pétrodollars ?
Les Européens et particulièrement les Français ne peuvent exporter qu’en terre arabe.

Les Arabes, eux ,soumis à la terreur, au fanatisme, au lessivage de cerveaux, se tourneront toujours vers les plus extrémistes, les dictateurs rarement s’accommodent de la Paix.

Stratège de génie, Sharon tout comme Pétain endort son peuple pour mieux le sacrifier.
Il sait aussi bien que nous qu’un Etat Palestinien n’aura de vocation que la destruction totale d’Israël.

Moubarak, lui, le plus modéré et le plus favorable à Israël, parle d’une  “entité juive et citadine. ”Sans aucune force politique, militaire ou agricole, à l’image de Hong Kong, dans le seul réduit de Tel Aviv.”

Sharon commence à admettre un Etat Terroriste à l’intérieur de la terre d’Israël, de concession en concession, il finira par donner Jérusalem. La Judée. La Samarie. Le Benyamin sachant très bien qu’aucun bateau ou  avion ne pourra aborder notre terre, si nous leur abandonnons les hauteurs.
Je ne parle pas de la nappe phréatique très fragile de la plaine.

Il sait parfaitement que le processus qu’il entame se terminera pour nous à la mer, il sait parfaitement qu’il n’y aura de fin que la mort d’Israël.
Tout cela pour obéir à un éphémère président des USA.
Il oublie (peut-être) qu’Eretz Israël appartient à toutes nos générations. A celles qui sont mortes, celles qui vivent et qui naîtront, d’ Abraham jusqu’à la fin des Temps.
S’il ne l’oublie pas, il n’est que plus coupable.

Le syndrome Pétain est un syndrome de vieillard qui se renie lui-même.
Le cerveau affaibli reçoit la volonté de l’ennemi comme une valeur sure. Il viole ses propres serments.

Nous, pas une seule minute, n’avions cru qu’ Oslo amènera la Paix.
Au contraire dès le premier jour nous avons dénoncé l’issue qui n’a pas manqué d’échoir plus vite que nous l’imaginons.
L’imposture continue avec la Feuille de Route.
Il conforte le terrorisme et son corollaire : la dictature sanguinaire.

La Feuille de Route (Akaba) engendrera la guerre sur le compte de nos enfants.


Dov Levy-Neumand
TEKOA 23/08/03
כד אב תשס"ג

Dov in english : Marc Amiel from Tekoa

Special People: A HOLOCAUST CHILD BUILDS HIS DREAM
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Trapped and Hiding in Europe_ As a child, Dov Levy-Neumand hardly ever went to school, yet today he is a master craftsman. Dov was born in November 1933 near Lyon in southeastern France to a Jewish family that could trace their roots in France back to 1660. He saw his first Germans on 21 June 1940 as he and his parents and his 1-month-old brother fled from the Nazi invasion by train to a port in southwestern France to try to escape to Britain, but there was no room on the boats for anyone who did not have a British passport. His parents had been afraid to flee through Italy or Spain because the Fascists ruled there. Indeed, the French collaborationist Petain government caught and turned over to Franco the Spanish dissidents who had taken refuge in France. With the Germans to the north and east and the sea to the west, they were trapped. Dov's father knew by July 1942 of Hitler's decision to murder all the Jews in the Final Solution. He had been a government official in a small town in France and had many friends in the bureaucracy. When one of the district officials saw the name Levy-Neumand on a round-up list, the official warned his father and gave him money and advice on how to flee. Understanding clearly what was to come, the man told Dov's father: "Find a hole under the ground and hide." Three months later, the man who had befriended them was removed from his post. From 1940 to 1944 the French government worked in place of Hitler. After the Petain government hunted down and deported the opponents of Franco, they hunted down the German emigrees who had opposed Hitler and fled from Germany when he came to power. These German refugees, Jews and non-Jews, were rounded up and sent back to Germany, never to be heard from again. Then the Petain police went after all other non-French citizens and deported them to the East, including tens of thousands of Polish Jews. Finally they came after the French Jews. The French government and police, working for the Nazis, hunted down and caught half of France's Jews -- some 80-90,000 persons -- and sent them east to their death. Dov's family were French in every way, which helped them survive. They spoke French with no accent. Dov was blond and blue-eyed and his father was a sportsman. They did not look like the "typical Jew" depicted in anti-Semitic public displays around the country. "Because of the anti- Semitic prejudices of the French, they could not believe that we were Jews," Dov recalls. "It also helped that we were from a small village. We moved a number of times to avoid capture. We looked for places where no one knew us." "We took another name and got papers proving we were Catholics. We went to church on Sunday. Because we always had to be so careful, I did not go to school much. My parents were worried that the other children would find out accidentally that we were Jewish and we would all be in danger. I was registered at school, though. In one town I remember that every month the government asked the teacher to report any Jews in his school and he would answer that there were none. He knew about me but said nothing. It is one of the lessons of the Holocaust that almost no one survived in Europe without help from non-Jews, that those who were saved were helped by righteous gentiles." "By the time I was 8 or 9 I knew that there were concentration camps that Jews did not return from. For four years and three months, until I was nearly 11, we lived with constant danger, constant fear, and constant hunger. There was never enough to eat, and what there was to eat was always the same and never satisfied your hunger. We would fight over a piece of bread, even within the family. The price of food was very high - - a bottle of cooking oil cost three months' wages. At one point we had to hide in the forest. We slept in a shed and lived on chestnuts. We lived like people in the poor Third World countries. Only someone who has ever experienced this can understand what it was like. On Yom Kippur, by about noon, the feeling of hunger transports me back to those days. Month after month of constant anguish, constant distress -- that was my childhood." After the German occupation began, resistance was very small. Some 90% of the French supported Petain until 1943 when the Germans were defeated at Stalingrad. Resistance also grew in response to the German round-up of French men for forced labor in Germany. In the weeks before D-Day, the French Resistance was called upon to stage uprisings throughout France and not just opposite the beachheads in order not to tip off the Germans about the actual landing sites. There were uprisings throughout France from June to September 1944. "At first our village was liberated by the Maquis, the French Resistance, but we only believed we were safe from the Germans in August 1944 when we saw the Free French forces who moved up the Rhone Valley after the Allied landing on the southern coast." _Life After the War_ "We then returned to our true identity and returned to being Jews." In December 1944 they returned to Lyon and life in France slowly recovered from the war. In Lyon after the war there were only two high schools in a city of a million people, one for boys and one for girls. Only 1% of the student-age population could go to high school. Dov went to work at age 13 as an apprentice to a dental technician and after work took vocational classes in the evenings -- six days a week of work and then school until midnight. He began to work with jewelry and discovered a special innate talent for design. In his later teens Dov also developed an interest in mountain climbing and became quite proficient. At age 20 Dov was drafted into the French army, where he claims he had his first full meal, serving much of the three years from 1954 to 1957 in Algeria. "The Algerian War broke out just after I entered the army. All I knew was war. I grew up with war and now war was around me again. For my generation, dying in war was a natural part of life. My grandfather was killed as a French soldier in World War I. My grandmother raised my father on an army widow's pension and my father had been deferred from the French army for being the surviving son of a war casualty." After the army Dov married, attended art school, and worked for about ten years making copies of art objects and sculptures, branching out into antique restoration of all kinds, including fine furniture restoration. His next decade-long career was as a horseback riding teacher in the distinct French style, where the rider sits forward and guides the horse with leg pressure, not at all like American cowboy riding. He was also a blacksmith and could shoe horses. Throughout these years Dov retained a strong Jewish identity, which French society helped him to maintain. Jean Paul Sartre said in his _Reflections on the Jewish Question_: "Jews are not different because of their Judaism. It is the non-Jews who make the Jews different." "Antisemitism helped teach me to be Jewish," Dov recalls. "I saw that the leftists were Stalinists and antisemitic and racist. Anti-Zionism is just modern antisemitism. Assimilated Jews don't feel antisemitism and if I had changed my name, I wouldn't either, but I didn't want to. Yet by remaining Jewish, the world around me helped make me Jewish." "The French are motivated by their stomachs. They are very much into materialism, cars, vacations, money. But that is not a reason to live. What I lacked there was an ideal. I have it in Zionism, a cultural, national ideal." In 1977 Dov made aliya to Israel for the first time. As a French anti-establishment leftist, he went to a Hashomer Hatzair kibbutz where he worked with fruit trees, but found the people there dogmatic and no longer Zionists. They were well-off and satisfied with their lot, no longer caring about settling the borderlands of Israel. This was not what he was looking for and so he returned to France the next year. He had wanted to live out in the countryside but never considered Judea and Samaria. Yet he loved Israel. Twice in the early 1980s he rode to Israel from France by bicycle, except for the ship from Greece. "I learned the country by riding from Metulla to Sharm el-Sheikh and everywhere in between. I learned to cross the desert at night. I even passed by Tekoa in 1980, riding up from the Dead Sea to Herodion, but never even stopped." Back in France Dov worked as a gardening and landscape contractor, later selling jeans from a truck as well. He had always wanted to return to Israel, but felt he had no place there. Then a mutual friend put him in touch with Edith Biezunski, who had made aliya to Tekoa with a group of singles from France and was back in France on a family visit. She told Dov about Tekoa in 1984 and he went back with her for a look. Dov and Edith were married at the edge of Tekoa Canyon and now have five young children. Dov planted scores of olive, nectarine, and other fruit trees in Tekoa and took over a section of the local vineyards. _A French Chalet in Tekoa_ Dov built a French chalet of stone and wood, incorporating in it their original prefab home. He first dug a celler and foundations, and with the stones from the ground he built the walls of the new first floor, in a rounded amphitheater style. Then he constructed a second floor and roof from wood. "They only know about concrete and steel here. I wanted to use natural materials." The building permit authorities were confounded by his plans since they had no regulations governing wood construction, so he showed them the detailed plan from a book in French printed in 1825. A winding wooden staircase leads up to the second floor, which itself has a series of large tiltable windows overlooking a broad expanse of the Judean Desert, the Dead Sea, and the mountains of Moab in Jordan. Dov considers the Dead Sea as the eastern border of Tekoa. "Most people here build four walls in a rectangle and then design the room within it. I first design the room, then build the walls. It is not natural for people to live in square boxes and there are no right angles in this house." To Dov, settling in Tekoa comes at the end of a decades-long search. "In all the world there is only one place where people can come and build their dreams -- in Judea and Samaria in Israel." Dov was married twice before. He has 11 children, from age 35 to 9 months, and 3 grandchildren. He is keenly aware of the need to pass on his story to his children. "I am part of the last generation that still remembers the Holocaust. I have been to meetings of those who hid as children during the war. We must teach about the Holocaust to those who do not know about it, to the coming generation. At Yad Vashem, Israel's main Holocaust museum, we are meeting to discuss how to do this. We must pass on our story before it is lost and this is what I am working on now." -- M.A.

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